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Le Huitièmeהשמיני

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Le HuitièmePorte 14 sur 1614 minutes

Le Alef à l'intérieur du Galout

אָלֶף שֶׁבַּגּוֹלָה

Un parchemin ancien, large colonne de blanc en son centre, flanquée d'une encre dense et illisible.
CCCLIParagraphe 352 sur 501

Le Huitième et « Ani Richon VaAni A'haron »

Hachem dit :

« Je suis le premier et je suis le dernier. »

L'unité divine embrasse la suite temporelle sans être contenue par elle.

De nouveau, il ne faut pas identifier le huit symbolique à Hachem Lui-même.

Mais le Huitième peut pointer vers une révélation où commencement et fin apparaissent tenus par l'Un.

L'histoire cesse de paraître sans D-ieu au milieu.

Le Premier se découvre au Dernier.

CCCLIIParagraphe 353 sur 501

Le Huitième et la Providence à travers les générations

L'Alter Rebbe ne pouvait voir de ses yeux chaque application ultérieure de ses enseignements.

Et pourtant un mouvement se déploie.

Les générations répondent aux conditions dont elles héritent.

La chaîne prend forme.

Du point de vue du Huitième, on peut regarder en arrière et percevoir la Providence dans la suite.

La fin lit le commencement autrement.

L'histoire devient commentaire.

CCCLIIIParagraphe 354 sur 501

Le Huitième et le lecteur

Ce maamar lui-même demande quelque chose au lecteur.

Non d'accepter des conclusions spéculatives parce qu'elles sonnent saintes.

Mais de voir le schéma.

Sept.

Huit.

L'Alter Rebbe.

La septième génération.

Moshiach.

Bris.

Michkan.

Chemini Atsérès.

La harpe à venir.

Huit princes.

Daas Hachem.

Malchous.

Or 'hozer.

Sof maasseh.

Puis de demander :

L'architecture éclaire-t-elle ?

Le lecteur devient participant.

La réception devient discernement.

CCCLIVParagraphe 355 sur 501

Le Huitième ne se force pas

On peut aider une naissance.

On ne la fabrique pas avant maturation.

On peut cultiver un fruit.

On ne le crie pas jusqu'à mûrir.

La révélation a son temps.

Le Huitième exige donc l'urgence sans violence.

Aspire à Moshiach.

Prépare.

Agis.

Mais ne déchire pas le réceptacle.

L'avenir le plus haut est assez patient pour devenir réel.

CCCLVParagraphe 356 sur 501

Le Huitième et la patience

L'histoire juive a longtemps attendu.

La patience peut devenir engourdissement.

L'urgence peut devenir hystérie.

Le Huitième exige à la fois l'élan et la stabilité.

“עד מתי?”

Jusqu'à quand ?

Puis retourner à l'avodah.

Crie.

Bâtis.

Prie.

Apprends.

Donne.

Voilà l'aspiration messianique mûre.

CCCLVIParagraphe 357 sur 501

Le Huitième et les cieux

Si les cieux devaient, par hypothèse, guider une génération vers huit, cette conduite n'aurait pas à contredire la Torah.

Elle intensifierait ce que la Torah demande déjà.

Regarde vers le haut.

Puis bâtis vers le bas.

Cherche l'unité.

Puis honore la distinction.

Attends Moshiach.

Puis accomplis la mitsvah suivante.

Entends l'avenir.

Puis deviens son réceptacle.

Le Ciel conduit la terre en lui apprenant à répondre.

CCCLVIIParagraphe 358 sur 501

Le Huitième et les anges

Les anges représentent des formes de service divin sans la même complexité incarnée que les humains.

Les êtres humains habitent la contradiction.

Âme et corps.

Désir et devoir.

Liberté et commandement.

Le Huitième appartient donc de façon unique au monde messianique humain.

L'accomplissement n'est pas une pureté angélique remplaçant l'humanité.

C'est l'humanité sanctifiée.

La chair voit ce que les anges n'ont jamais eu besoin de chair pour voir.

Le plus bas devient le plus haut par la finalité.

CCCLVIIIParagraphe 359 sur 501

Le Huitième et l'avantage du baal techouvah

'Hazal parlent, on le sait, d'une place des baalei techouvah excédant en un certain sens celle des tsaddikim complets.

Le retour peut révéler une profondeur inaccessible à une droiture jamais interrompue.

C'est un autre schéma d'or 'hozer.

Descente.

Distance.

Retour.

Le retour atteint plus haut.

Le Huitième est techouvah cosmique.

La création revient à la Source en portant la profondeur née d'avoir tenu comme autre.

CCCLIXParagraphe 360 sur 501

Techouvah et huit

Techouvah signifie retour, mais celui qui revient ne redevient pas exactement qui il était avant la faute.

S'il est rectifié, il revient à un niveau plus profond.

La distance passée devient carburant.

C'est l'octave.

La première note revient plus haut.

Le Huitième est la techouvah de l'histoire.

Non l'effacement du passé.

Un retour à travers lui.

CCCLXParagraphe 361 sur 501

Le Huitième et le Ani LeDodi d'Éloul

« Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi. »

Le mouvement commence en bas.

Ani ledodi.

Puis dodi li.

C'est un or 'hozer suivi d'une nouvelle descente.

La relation circule.

Le Huitième vit dans cette réciprocité.

Le receveur monte.

Le donneur répond.

L'alliance respire.

CCCLXIParagraphe 362 sur 501

Le Huitième et Roch Hachanah

Roch Hachanah couronne Hachem comme Roi.

Malchouyos.

Le peuple d'en bas suscite, pour ainsi dire au sein de l'avodah, une révélation renouvelée de la royauté par son acceptation.

De nouveau le receveur participe.

Il n'existe pas de pouvoir humain indépendant.

Mais le désir divin est que des êtres humains proclament le Roi.

Malchous requiert un peuple.

Le Huitième révèle le mystère d'une royauté voulue reçue.

CCCLXIIParagraphe 363 sur 501

Le Huitième et le chofar

Le chofar est un son simple.

Au-delà des mots articulés.

Et pourtant il vient par un souffle dans une corne matérielle.

Haut et bas.

Pechitous par la matière.

Le Huitième a ce son.

Au-delà de la parole, porté par un objet.

Une couronne s'éveille par un cri.

Le plus profond ne peut rester abstrait.

CCCLXIIIParagraphe 364 sur 501

Le Huitième et Yom Kippour

Yom Kippour atteint, dans l'enseignement 'hassidique, des profondeurs proches de Ye'hidah.

Le lien essentiel sous la faute.

De nouveau, le niveau le plus haut ne nie pas ce qui a eu lieu.

Il révèle une relation plus profonde que la rupture.

Ainsi le Huitième est aussi la mise au jour d'une alliance que l'histoire n'a finalement pu détruire.

Le lien essentiel devient manifeste.

CCCLXIVParagraphe 365 sur 501

Le Huitième et Souccos

Puis sept jours.

Joie.

Habiter la soucca.

Un makif enveloppant.

Déjà huit approche.

La soucca entoure la personne.

Un makif devient une maison.

C'est presque la définition du Chemini avant que Chemini Atsérès n'arrive.

La lumière enveloppante devient habitable.

Puis le huitième recueille l'intimité.

CCCLXVParagraphe 366 sur 501

La soucca comme prototype de huit

La personne mange à l'intérieur du makif.

Dort à l'intérieur du makif.

Des actes ordinaires ont lieu sous une ombre sacrée qui enveloppe.

C'est une architecture huitième.

L'au-delà devient environnement.

Puis Chemini Atsérès intériorise davantage la relation.

La suite des fêtes enseigne elle-même le mouvement.

CCCLXVIParagraphe 367 sur 501

Le Huitième et Sim'has Torah, de nouveau

Après avoir habité sous le makif et être entré dans le huitième, on danse avec la Torah fermée.

L'intellect a achevé son cycle annuel.

L'essence se réjouit.

Puis Beréchis recommence.

Octave.

Fin.

Commencement.

Le cycle revient à un autre niveau.

La Torah elle-même accomplit le Huitième chaque année.

CCCLXVIIParagraphe 368 sur 501

Le Huitième est à la fois linéaire et circulaire

On peut imaginer sept de façon linéaire.

De un à sept.

Puis huit paraît.

Et pourtant les cycles de fêtes et les octaves révèlent la circularité.

Le Huitième revient à un.

Ainsi la vraie géométrie est peut-être la spirale.

Non un cercle revenant exactement au même point.

Non une ligne abandonnant le passé.

Une spirale.

Un retour à un niveau plus haut.

Le Huitième est une spirale spirituelle.

L'histoire rentre chez elle transformée.

CCCLXVIIIParagraphe 369 sur 501

La spirale des générations de 'Habad

Les premiers principes de l'Alter Rebbe reviennent encore et encore.

Chaque génération y revient sous des conditions nouvelles.

La Russie.

La Pologne.

Loubavitch.

Les guerres.

La persécution soviétique.

L'Amérique.

La modernité mondiale.

La civilisation numérique.

Les mêmes racines.

Des applications plus hautes ou plus larges.

Le Huitième conceptuel est la spirale atteignant l'ouverture messianique.

Le commencement visible dans un monde transformé.

CCCLXIXParagraphe 370 sur 501

Le Huitième et « la huitième porte »

Une porte n'est ni un côté ni l'autre.

Elle marque une transition.

Le Huitième est porte plus que destination.

Le monde septuple approche.

Un seuil s'ouvre.

Au-delà s'étend une réalité qu'on ne peut décrire entièrement depuis l'ancien côté, car ses présupposés ont changé.

Et pourtant la porte elle-même est bâtie de l'ancien mur.

L'au-delà ne flotte pas sans lien.

Il s'ouvre par l'achèvement.

CCCLXXParagraphe 371 sur 501

La Tête cachée

Tout corps a une tête.

Tout système articulé peut aussi être régi par des intentions invisibles dans les membres.

La Tête cachée est le « pourquoi » sous le « comment ».

Sept peut parfaire le comment.

Huit révèle le pourquoi.

La création connaît sa finalité.

L'histoire connaît son telos.

Malchous découvre Keter.

La tête cachée devient présente dans les pieds.

CCCLXXIParagraphe 372 sur 501

Le Huitième et Ratson HaElyon

L'avenir ultime n'est pas l'humanité imposant enfin son propre idéal à l'existence.

C'est l'alignement sur Ratson HaElyon.

Cela protège Moshiach de l'utopisme séculier.

La paix est sainte parce qu'elle sert Hachem.

La connaissance est sainte parce qu'elle devient Daas Hachem.

La prospérité compte parce qu'elle ôte des obstacles à la Torah et au service divin.

Le Huitième est la volonté divine révélée sous forme mondaine.

CCCLXXIIParagraphe 373 sur 501

Le Huitième et l'utopie

Utopie signifie « non-lieu » à son origine linguistique.

L'avenir de la Torah est le contraire.

Bel et bien un lieu.

Érets Israël.

Yerouchalayim.

Mikdach.

Des foyers.

Des champs.

Des nations.

Des corps.

Ce n'est pas nulle part.

C'est ici, racheté.

Le Huitième rejette une spiritualité du non-lieu.

Il veut une demeure.

CCCLXXIIIParagraphe 374 sur 501

Le Huitième et l'Ère d'Or comme lieu

L'or lui-même est physique.

Le Beis HaMikdach use d'une beauté matérielle.

La sainteté n'est pas allergique à la splendeur.

Mais l'or doit servir.

Le veau aussi était d'or.

La distinction est l'orientation.

Le Huitième ne diabolise ni l'abondance, ni la beauté, ni la création.

Il les consacre.

L'or devient Mikdach plutôt qu'idole.

CCCLXXIVParagraphe 375 sur 501

Le Huitième et l'avertissement du Veau d'or

Voilà un autre avertissement important.

Un désir spirituel élevé peut se corrompre en fabrication d'idoles.

Israël voulut une médiation et produisit une catastrophe.

La leçon pour la conscience messianique est claire.

Ne fais pas du réceptacle la Source.

N'adore pas le dirigeant.

N'adore pas le symbole.

N'adore pas le Huitième.

Hachem seul.

Tout le reste sert.

CCCLXXVParagraphe 376 sur 501

Le Huitième et le besoin humain de symboles

Nombres, rois, temples, couronnes, reines, harpes et portes aident la conscience à saisir la structure.

Ce sont des signes sacrés.

Mais tout signe doit rester transparent.

À l'instant où le signe devient autonome, l'idolâtrie commence.

Huit doit pointer au-delà de lui-même.

Alef demeure Un.

CCCLXXVIParagraphe 377 sur 501

Le Huitième et l'Alef comme Maître

Alef se rattache à Alouf, maître, dans le jeu de mots 'hassidique.

L'Un, Aloufo chel Olam.

Le Maître du monde entre dans le monde septuple.

Alors l'exil devient guéoulah.

Le célèbre enseignement 'hassidique sur la différence entre golah et guéoulah tient à l'insertion de l'Alef dans golah.

La résonance est puissante.

Guéoulah est le galous avec l'Alef révélé au-dedans.

Le monde n'est pas jeté.

L'Alef entre.

Voilà peut-être le symbole jumeau d'Az.

Un à l'intérieur des sept.

CCCLXXVIIParagraphe 378 sur 501

Golah plus Alef

Le galous ne s'évanouit pas comme si l'histoire n'avait pas eu lieu.

L'Alef entre dans l'expérience.

Les mêmes lettres deviennent Guéoulah.

C'est prodigieusement huitième.

L'Un transcendant entre dans la structure existante et en change le sens.

Non une fuite hors du mot.

Une transformation du dedans.

Le Huitième est l'Alef inséré dans sept.

Guéoulah est l'Alef inséré dans golah.

Les structures riment.

CCCLXXVIIIParagraphe 379 sur 501

L'Alef est le secret de la Rédemption

Voilà peut-être l'une des connexions nouvelles les plus fortes.

Az : Alef avec Zayin.

Guéoulah : Alef entrant dans golah.

Dans les deux, la Rédemption ne se crée pas en multipliant une structure finie.

L'Alef paraît au-dedans d'elle.

Un.

Aloufo chel Olam.

L'ordre naturel devient transparent à l'Un.

C'est le Huitième.

C'est la Guéoulah.

CCCLXXIXParagraphe 380 sur 501

L'Alter Rebbe comme maître de l'Alef

Tout le projet de l'Alter Rebbe peut se lire comme l'enseignement de l'Alef à l'intérieur du monde.

Unité divine.

Aucune existence indépendante.

La D-ivinité dans le réel créé.

Puis les sept générations de 'Habad portent l'Alef au-dehors.

Le Huitième est Az.

L'Alef n'est plus seulement enseigné.

Il chevauche le Zayin.

Le monde naturel lui-même le porte.

CCCLXXXParagraphe 381 sur 501

Moshiach comme l'Alef révélé dans l'histoire

De nouveau, non Moshiach comme l'Alef lui-même sur le plan de l'être.

Hachem seul est l'Un.

Le rôle de Moshiach est de révéler la souveraineté et la connaissance de l'Un au sein de l'histoire.

Il est le serviteur par qui l'Alef devient historiquement manifeste.

Cette distinction rend la symbolique sûre et plus forte.

Le roi disparaît dans le message du Roi.

CCCLXXXIParagraphe 382 sur 501

Le Huitième et le roi qui se rend transparent

Le Moshiach idéal ne veut pas que l'humanité s'arrête à lui.

Il enseigne au monde à connaître Hachem.

Sa réussite se mesure à la connaissance divine répandue au-delà de toute fascination personnelle.

Le roi le plus vrai fait des sujets pour le Roi au-dessus de lui.

Sa gloire personnelle devient réceptacle pour Malchous Chamayim.

Voilà une royauté huitième.

CCCLXXXIIParagraphe 383 sur 501

Le Huitième et le bitoul du Rebbe

Le langage même du Rebbe redirigeait sans cesse l'attention vers la mission.

Fais.

Agis.

Atteins un Juif de plus.

Fais venir Moshiach.

Le septième n'est pas présenté comme une acquisition mystique privée.

Il est chlihous.

Voilà la préparation parfaite à huit.

L'ego se retire dans la tâche.

Le monde devient central.

CCCLXXXIIIParagraphe 384 sur 501

Le Huitième et le monde lui-même comme chaliah

Dans le Huitième, peut-être la création elle-même devient-elle chaliah.

Un arbre enseigne la sagesse divine.

Une loi scientifique révèle un ordre.

Une rencontre humaine éveille la responsabilité.

La technique porte la Torah.

Un foyer rayonne la Che'hinah.

Le monde commence à transmettre l'Un.

Le receveur est devenu émissaire.

Le circuit s'est fermé.

CCCLXXXIVParagraphe 385 sur 501

Le Huitième et les pierres qui crient

L'imagerie prophétique et midrachique peut parfois personnifier la création en train de louer.

Le Huitième rend une telle imagerie spirituellement intelligible.

Non parce que les pierres acquièrent des cordes vocales humaines.

Mais parce que l'existence de la création devient un témoignage transparent.

La pierre « dit » Hachem en étant reconnue comme créée.

La terre dit vrai.

CCCLXXXVParagraphe 386 sur 501

Le Huitième et « Tous mes os diront »

“כל עצמותי תאמרנה.”

Tous mes os diront : qui est comme Toi ?

Non l'esprit seulement.

Les os.

La structure physique la plus profonde devient louange.

C'est un Daas incarné.

Le Huitième entre dans le squelette.

CCCLXXXVIParagraphe 387 sur 501

Le Huitième et le corps comme temple

Le corps humain peut être un mikdach me'at dans une large imagerie de dévotion.

Le cœur comme autel.

L'esprit comme sanctuaire.

Les membres accomplissant des mitsvos.

Le Huitième peut donc se pratiquer somatiquement.

Tiens-toi devant Hachem.

Mange devant Hachem.

Marche devant Hachem.

Repose devant Hachem.

La chair devient vision.

CCCLXXXVIIParagraphe 388 sur 501

Le Huitième et la santé du réceptacle

Si le corps est réceptacle, en prendre soin compte.

Non un culte narcissique.

Une intendance.

Sommeil.

Nourriture.

Mouvement.

Médecine.

Un réceptacle brisé peut encore être saint, mais on ne glorifie pas un dommage évitable.

Le Huitième honore l'incarnation.

CCCLXXXVIIIParagraphe 389 sur 501

Le Huitième et l'écologie

Dirah betachtonim inclut un monde où l'on puisse habiter.

La destruction de l'environnement ne peut donc être spirituellement neutre.

La terre n'est pas jetable sous prétexte que le ciel est plus haut.

Le Huitième révèle la finalité de la terre.

L'intendance devient part de l'honneur rendu à la demeure.

Cela se déduit sans faire de la Torah une idéologie moderne.

La maison ne doit pas être détruite par ses habitants.

CCCLXXXIXParagraphe 390 sur 501

Le Huitième et la terre comme mère

La Torah parle sans cesse par des images agricoles et maternelles.

La terre reçoit la semence.

Elle fait sortir.

Elle soutient.

Les pôles féminin et terrestre convergent dans la fécondité.

Le Huitième élève cette terre qui reçoit.

“אמת מארץ תצמח.”

La vérité germe.

Le monde d'en bas devient actif dans la Rédemption.

CCCXCParagraphe 391 sur 501

Le Huitième et la pluie du ciel

Le ciel demeure donneur.

L'élévation de la terre ne rend pas la pluie inutile.

La relation devient complète.

La pluie sans terre ne produit pas de récolte.

La terre sans pluie se dessèche.

Donner et recevoir ont besoin d'alliance.

Le Huitième n'est ni matriarcat ni patriarcat sous déguisement métaphysique.

Il est circulation.

CCCXCIParagraphe 392 sur 501

Le Huitième et l'arc-en-ciel

L'arc-en-ciel paraît comme alliance après le déluge.

Bien des couleurs.

Une seule lumière réfractée.

Sans bâtir une thèse numérologique, l'image convient magnifiquement à la conscience huitième.

L'unité devient visible par la multiplicité.

Les couleurs n'ont pas besoin de disparaître dans le blanc pour partager une même source.

Une symbolique septuple des couleurs peut être tenue sous une unité qui la dépasse.

Le monde devient arc-en-ciel plutôt que fragmentation.

CCCXCIIParagraphe 393 sur 501

Le Huitième et la lumière

La lumière blanche contient les couleurs.

Le prisme les révèle.

La création révèle des distinctions.

Le Huitième ne force pas les couleurs à revenir dans une blancheur indifférenciée.

Il révèle leur source commune tout en les laissant demeurer.

C'est un-avec-sept.

Alef avec Zayin.

Unité visible par la diversité.

CCCXCIIIParagraphe 394 sur 501

Le Huitième et la Menorah

Les sept branches de la Menorah représentent la sainteté à l'intérieur du monde ordonné.

Chaque branche porte sa flamme.

Le centre intègre.

Les huit lumières de 'Hanoukah vont au-delà de l'ordre du Temple, dans l'obscurité.

De nouveau sept et huit expriment deux modes.

Sainteté dans une structure parfaite.

Sainteté capable d'entrer dans ce qui se tient hors de cette structure.

Moshiach unit les deux.

Le Temple et le monde.

CCCXCIVParagraphe 395 sur 501

Le Huitième et la lumière publique

La menorah publique est une icône 'Habad moderne précisément parce qu'elle porte le huit transcendant au-dehors.

La rue voit.

Les gens se souviennent.

L'identité juive devient visible.

La septième génération porte le symbolisme du huit dans l'espace public.

De nouveau le septième chante le huitième.

CCCXCVParagraphe 396 sur 501

Le Huitième et la flamme privée

Et pourtant la mitsvah reste attachée au foyer.

La lumière publique surgit d'une demeure privée.

Cela compte.

On ne peut racheter la rue tandis que la maison s'effondre.

Le Huitième doit se mouvoir dans les deux sens.

Du foyer vers le dehors.

Du monde vers le dedans.

Le seuil devient pont sacré.

CCCXCVIParagraphe 397 sur 501

Le Huitième et le seuil

Une mezouzah marque le seuil.

Dedans et dehors.

Passage.

La lettre Chin.

Le Nom.

Chaque seuil juif annonce déjà que des limites peuvent relier plutôt que simplement diviser.

Le Huitième est conscience-de-seuil.

Différence avec passage.

Séparation au service de la relation.

CCCXCVIIParagraphe 398 sur 501

Le Huitième et l'érouv

Même l'espace halachique enseigne que des limites peuvent transformer la manière dont le mouvement est compris.

Il ne faut pas plaquer la symbolique kabbalistique sur une halachah technique, mais la leçon plus large instruit.

La Torah sanctifie l'espace par des limites précises.

La sainteté n'est pas une perméabilité vague.

Le Huitième a besoin de murs et de portes.

Sans sept, il n'y a pas de seuil qui ait un sens.

CCCXCVIIIParagraphe 399 sur 501

Le Huitième et le seuil ultime

L'histoire se tient sur un seuil chaque fois que les anciennes catégories cessent d'expliquer pleinement ce qui émerge.

Le danger est de jeter toutes les catégories.

La voie de la Torah est autre.

Porte les catégories à travers la porte.

Sept entre dans huit.

Non une transcendance nue.

Une structure couronnée.

CCCXCIXParagraphe 400 sur 501

Le Huitième et la couronne d'or

L'or capte la lumière.

Une couronne entoure la tête.

La Reine huitième se lève.

Moshiach porte la royauté.

Le Beis HaMikdach resplendit.

La symbolique est royale.

Mais l'or est lourd.

La royauté est un fardeau.

La couronne est une responsabilité.

Le Huitième n'est pas éclat.

Il est un poids porté dans le bitoul.

CDParagraphe 401 sur 501

Le Huitième et le fardeau de Moshiach

Si Moshiach doit porter la transition du monde vers Daas Hachem, son rôle n'est pas une récompense personnelle.

C'est une avodah d'une ampleur immense.

Le roi porte Israël.

Le jugement.

La Torah.

La paix.

La responsabilité devant Hachem.

Cela devrait dégriser toute image romantique du statut messianique.

La couronne pèse.

CDIParagraphe 402 sur 501

Le Huitième et le fardeau d'une génération

De même une génération proche de la Guéoulah porte une responsabilité.

Plus d'occasions.

Plus d'accès.

Plus de portée.

Plus de danger.

La technique peut répandre la Torah ou le mensonge.

La liberté peut servir la mitsvah ou soi-même.

La richesse peut bâtir une demeure ou une idole.

Le Huitième n'a droit à rien.

Il a des comptes à rendre.